Figma a massivement intégré l’IA depuis fin 2024. Make Designs, First Draft, recherche sémantique, remplacement de contenu : la liste est longue. La question qui compte est simple : qu’est-ce qui change réellement dans un workflow professionnel ?

Make Designs : honnêtement, où en est-on ?

Make Designs génère des écrans à partir d’une description textuelle. En conditions réelles avec des briefs complexes et des contraintes de marque précises, le résultat est utilisable comme point de départ, pas comme livrable.

La valeur réelle : sortir de la page blanche en 5 minutes. C’est très différent de « quelque chose à livrer au client ».

First Draft : la vraie surprise utile

C’est la fonctionnalité qui a eu le plus d’impact dans notre pratique. First Draft génère une première structure de page à partir d’un brief, une architecture de composants organisée de façon cohérente.

L’intérêt : valider une architecture d’information avec un client sans passer 4 heures sur des wireframes. On génère, on commente ensemble, on ajuste. Le vrai design commence après.

La recherche sémantique dans les fichiers

Sur les gros projets avec 200+ écrans, la recherche IA comprend désormais les intentions. Chercher « formulaire d’inscription mobile » trouve les bonnes frames même si elles ne s’appellent pas exactement ça. Gain modeste sur les petits projets, réel sur les gros fichiers.

Remplacement de contenu automatique

Figma remplit maintenant les maquettes avec du contenu réaliste. Fini les « Lorem ipsum » dans les livrables client. Ça facilite les échanges avec des clients non-designers.

Ce qui manque encore

La gestion de contraintes fines reste hors de portée. Figma AI ne sait pas qu’un bouton doit rester à 44px minimum pour l’accessibilité tactile. Ces règles se définissent encore manuellement.

L’IA dans Figma est un copilote, pas un autopilote. Bien utilisée, elle fait gagner 20 à 30% sur certaines phases.

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